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Naufrage intérieur Pensée échouée sur les récifs d'une âme décolorée par l'alcool et la luxure, exprime dans un souffle érotique, les fantasmes de la condition humaine. Le regard du moi se confond dans la volonté de vaincre les interdits, effort de volonté stérile qui désavoue la pluralité des désirs non consommés, le sens perd son signifié, l'acte gratuit devient valeur d'être, passion inutile ou échec de la conquête? Illusoire victoire d'un combat démesuré, l'ambition maîtresse s'est prostituée et nos pensées deviennent ces monstres privilégiées qui ne cessent de s'accoupler dans le "je" stérile de l'ego possessif. Horizon des voyeurs, sève précoce des penseurs, l'esprit divague sur la mer des désirs, rescapé d'un long naufrage, sur le rythme de son vécu, nous dévoile un accord inattendu, l'onomatopée. _________________________
L'hôte inattendu, l'imprévu La poésie en jouant, sur les sens et consonances des mots abstraits pour séduire cet "autre" imaginaire, illustre bien le chant des signes de notre univers intellectuel. Passer d'un état de déséquilibre de la pensée, à un nouvel ordre logique, voilà la magie de l'écriture. Une logique guide donc notre inspiration mais s'efface devant l'imprévu, qui la maintient. Devant les grands systèmes de conversion des signes, on baptise cet imprévu, Amour.
Chant sous la lune La bretagne
Source Dictionnaire en ligne : MSN France
La parole perdue.
qu'une impression de vide en soi. L'épouvantail fait un signe, les oiseaux se moquent de lui. Prends ta tête à deux mains et fracasse le mur du silence. Un son dans un cri, un craquement sec, l'arbre a ployé sous la chute du corps. Sous l'orage, le tonnerre a parlé, sur la terre, un nuage a pleuré. Dans les vases tourmentés, se noie le poison d'une fleur. Ton enfance apatride, ta mère de sang, ton frère courage, tous ceux là qui t'invitent à la misère. Sur le pont, déchaussé, marchait un clochard. Enfonce ta fourchette dans la chair froide de l'oubli et ramène à la surface les déchets non mâchés de l'angoisse. Dans les phrases fastidieuses aux noms pointus, j'aperçois l'impondérable du mot. O langage, sois mot et tais toi. Le fantasme est une parole perdue.
Le langage oublié Aujourd'hui, parole muette, effacée, figée dans sa neutralité présente. Langage oublié, parole impersonnelle, mots morts vidés de leur puissance métaphysique, cerveau utilisant pour se prévoir sans vie, les signes, sortis du nulle part, exprimant par à-coups le régnant feutré d'une extase dont le miel nocturne achève de sécher. Dans sa fiction représentative, le mot se heurte aux fantômes de l'innomé, de sa substance fiévreuse, il donne naissance à une torture psychique, à des maux de tête. Le mot, masque de l'acteur sur la scène des dires, Le mot, fruit pourri, tombé de l'arbre de vie, Absorbe-le, et il réapparaît dans les racines du souvenir. Le mot, situationniste, limité dans sa temporalité, Le mot, source des maux du langage, Pénètre-le, afin d'en sonder la profondeur, Qu'il ne soit plus qu'une vibration dans le souffle profond de l'authentique communication.
La révolte La révolte, conscience refusant le partage d'une illusion, vraie dans sa violence, insoumise dans ses désirs, rebelle dans ses instincts, s'engage au combat de la réaction face à l'oppression. Entre la soumission et la torture, la liberté apparaît au réveil suicidaire.
Engagé, sur les chemins du langage intérieur, l'homme luttecontre l'hypnose absurde d'un État aliénant..
Acteur dans le théâtre de lasociété, il dénonce le jeu figé de son rôle imposé, où, élément plastique, dans la construction éphémère d'une maquette en plastique, on le fond dans le moule étatique. Ce que l'homme reçoit et combat, ce ne sont pas les propres visions de sa pensée, ce qu'il défend, c'est sa liberté d'être. La révolte condamne toute compromission, de la faiblesse dans la conciliation entraîne une attitude de soumission, nous sommes à la fois, complices et coupables du monde et de sa situation. N'ayant point rempli l'espace vide du compromis, l'égalité entre le silence et la violence, l'effacement progressif de son individualité fait de l'être révolté un citoyen robotisé. |
Prologue
Comment écrire un livre, pourquoi un livre?
Tourner les pages de sa vie, se raconter, devenir cet autre dont on dénonce la valeur des pensées, la vérité des sentiments.
Écrire, n'est ce pas la négation de la vie ou l'acceptation de la mort ?
Se servir d'adjectifs pour colorer les phrases, enjoliver la réalité.
Beauté apparente du mot trompeur, se dénoncer dans la lumière brûlante du soleil, dans l'âme endormie d'un vagabond, dans les rêves évanouis d'une génération, silence........Les mots mesurent la distance qui se rapproche de toi......Alternative, ne vaut-il pas mieux vivre sa vie que plutôt la décrire?
Écrire, joli titre pour l'auteur d'un recueil, un nom, une étiquette sociale, un livre.
Manipulé par les doigts cupides d'éditeurs, l'oeuvre n'appartient plus à son créateur,elle est l'autre, à vendre : l'intérêt du savoir, le commerce des idées.
Autorité du langage, la parole est pouvoir, alors pourquoi écrire, si parler, c'est déranger, vaut-il mieux se taire ou se faire enfermer dans un livre?
À l'écrit abandonné, mon esprit se livre, Dans l'oeuvre envisagé, mon image se recueille, Des mots subversifs! le procès verbal. Dans le volume relié, la parole liée.
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Nausée existentielle
Je ne m'appartiens plus.
Évaporé dans une sorte de nausée existentielle, je fais voler ma tête en éclats. Acharnement thérapeutique de la bêtise humaine, réalité surfaite d'un monde imbécile où le règne de l'ego devient loi, non, on ne s'appartient pas, comme la femme que l'on aime ne nous appartient pas Que de vanité stérile jaillit de nos sexes érectiles pour donner si peu d'amour ! On se veut homme, on n'en est pas moins plus bête que les animaux, de notre soi disante supériorité à se savoir mortel, la mort créée notre théologie ou notre déterminisme, et ainsi, au lieu de profiter de nos instants comptés sur notre terre, nous faisons tout pour abréger notre existence et celle de nos voisins. Que de souffrance et de conflits inutiles pour des bouts de territoire, des fragments d'idéologies nationalistes! Ces luttes intestines qui font vomir nos tripes, ce sang versé, coagulé dans le devenir des grandes nations, ces guerres spectacles, aseptisées, projetées sur nos petits écrans, enfin ces milliers de morts d'innocents qui restent néanmoins complices et coupables des systèmes de répression, ainsi, jusqu'où irons nous dans la régression? De ces éclairs fulgurants de lucidité à briser notre vie en éclats, de ce puzzle déchiqueté d'une vie à l'emporte pièce, où sont passés les morceaux de nous même qui nous ramèneront enfin à notre véritable dimension, la dignité humaine.
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Pourquoi écrire un livre ?
Comment écrire un livre, pourquoi un livre?
Tourner les pages de sa vie, se raconter, devenir cet autre dont on dénonce la valeur des pensées, la vérité des sentiments ?. Écrire, n'est ce pas la négation de la vie ou l'acceptation de la mort Se servir d'adjectifs pour colorer les phrases, enjoliver la réalité.
Beauté apparente du mot trompeur, se dénoncer dans la lumière brûlante du soleil, dans l'âme endormie d'un vagabond, dans les rêves évanouis d'une génération, silence........Les mots mesurent la distance qui se rapproche de toi......Alternative, ne vaut-il pas mieux vivre sa vie que plutôt la décrire. Écrire, joli titre pour l'auteur d'un recueil, un nom, une étiquette sociale, un livre. Manipulé par les doigts cupides d'éditeurs, l'oeuvre n'appartient plus à son créateur, l'intérêt du savoir, le commerce des idées. Autorité du langage, la parole est pouvoir, alors pourquoi écrire, si parler, c'est déranger, vaut-il mieux se taire ou se faire enfermer dans un livre? À l'écrit abandonné, mon esprit se livre Dans l'oeuvre envisagé, mon image se recueille Des mots subversifs, le procès verbal Dans le volume relié, la parole liée. Écrire un livre pour créer, donner forme et vie à des pensées, pourquoi, ne pas essayer? Il suffit de prendre les mots à la lettre et les faire signifier, de l'amusement verbal et nominal, peut surgir des vérités. Prendre un mot, le presser, faire couler sa sève, y ajouter quelques aromates et condiments, l'assaisonner de sa signification, voilà l'écrivain devenu magicien, par son opération d'alchimiste, il a donné naissance à un mot : Essai Et, c'est parti, on tourne ce mot dans tous les sens, il danse, épreuve d'une réflexion étoilée dans une direction, il donne naissance à un petit frère, l'accompagnant dans sa raison d'être, le mot : Recherche Puisque plus rien ne fait obstacle à la recherche, elle peut s'enrichir des expériences du passé, se projeter dans le futur, prendre l'espace ligne comme champ d'application, mesurer l'étendue de sa liberté, limitée par le code du langage, faire face à ses feux de signalisation : Vert : Mouvement Orange : Temps Rouge : Mort Le mouvement de la pensée, le temps d'une prise de conscience face à la mort, livre ses mots à la vie. Degré zéro du langage, l'écriture, correspondance de la pensée, surveillée par les censeurs du savoir, se révolte : Mélanger les mots, c'est l'embouteillage de la raison, mais quel folklore! Les mots lancés ne sont plus que jurons, les mots gros, gras, baveux, postillonnés sur les routes glacées du papier, témoignent, à contre sens des règles grammaticales, de l'anarchie du discours. Monsieur le verbe, emphatique, défenseur de l'ordre, verbalise les mauvais sujets qui partent à la recherche de certains adjectifs, pour colorer leur mésaventure. Objet de litige, plusieurs sujets sont directement ou indirectement mis en cause, complément d'attribution de l'injustice. Le sujet comprend que tout advient par désir et pour sa quiétude, il doit faire en sorte d'utiliser tous les matériaux, indispensables à la construction de son discours, si il veut voir sa recherche aboutir, concrétiser un livre. Maintenant, le sujet est limité par son attribut : Je suis Moi Rouge : être Soi, le Je du Non Moi Orange : Moi, Je, le je du Moi Vert : Je cherche Moi, qui suis-je? Je suis Moi, et j'ai pour action le verbe : Écrire Fuir sa fuite, c'est se rechercher, suivre son Moi, c'est se retrouver. L'idée de base, de départ : Faire un livre Capacité : Ni plus, ni moins doué qu'un autre Intérêt : Plaisir et recherche de Soi But : Défoncer le mur du langage Pour un esprit qui se veut sans latin passé, la difficulté sera de trouver le thème Première version : écrire un livre rempli de nouvelles, de poèmes, de maximes. Deuxième version : écrire sa bibliographie (structurer mon oedipe) Troisième version : Inventer une fiction policière Quatrième version : Traduire une oeuvre posthume en disparaissant de la surface du papier (respect dû aux arbres) en accouchant une oeuvre vierge, le livre éclairé, sain et pur de la dernière religion, avec ses caractères invisibles, signes de la renonciation. Hélas, les paroles sont devenues écriture, le langage en a pris connaissance, l'écriture traduit, mot à mot, les idées de ma pensée, Je pense donc j'écris, l'expression est visage, le mot, un masque. Je me cherche dans la fuite de mon moi, mais si je me fuis, c'est peut être que j'ai peur de me retrouver, Autre, à la fin du voyage. Pourtant, mes bagages sont remplis d'idées folles, mes mains tremblent, mon stylo s'agite, je vais m'élancer dans les théories spéculatives les plus étranges, je vais redonner son véritable sens à la métaphysique, je vais pour écrire, juste une phrase, cette phrase la voici : Reste où tu es, on t'écrira ! Non, non, je ne serais jamais compris, je pleure mes ratures car je suis déchirure. Nom propre, déconnecteur commun de mon imagination.......... Peter Winston, debout, face à un bar à l'enseigne lumineuse, anémique, perdu dans le terrain vague de ses pensées, fume tranquillement sa cigarette. Il ne la vit pas s'approcher. Elle s'appelait la Mort et racolait sur les trottoirs du désespoir, les clients pressés de s'envoyer en l'air. Ce soir, traînant mille autres victimes à son pas, elle ne le prendra pas. Elle sait qu'il a un autre rendez-vous, rue de l'Amour, comme un nouvel espoir dans le brouillard de son quotidien. La mort sait attendre. Eh bien, pas moi, dit, Peter, je ne veux pas vivre l'illusion d'une romance, si je sais que, demain , tu me feras mourir comme un chien avec le sang de cette femme assassinée, sur mes mains. Je refuse le destin que tu m'as tracé, je ne t'appartiens plus, trouve-toi un autre acteur, moi, je veux être libre de tout auteur. Mais, tu n'as pas le droit, tu es mon personnage de roman, je suis ton créateur, tu ne peux agir de la sorte, j'ai un contrat avec un éditeur, comment veux-tu, que je lui explique que mon héros de fiction a décidé de vivre sa vie et non celle que j'ai choisie pour lui. Et voilà, tout livre a une fin, mon essai aura été de courte durée, mais, je ne pouvais pas à l'aide des mots des autres, m'enfermer dans un bouquin, de l'écrivain, conserver l'image de l'être qui se recueille, j'ai su et écrit. |
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Les souvenirs se consument dans la braise de ma mémoire. Poussières arrachées à notre mélancolie, En finir avec le passé ! Force du miroir nous reflétant l'aveuglement de notre propre image, La maladie en embuscade, guet-apens du mal dêtre Aux contours des yeux, le regard vieilli, Lobscurité est en proie avec l'éternité,
Le "je" de l'écoute, c'est la musique de l'autre pour soi. J'entends et ne reçois pour ne comprendre enfin, qu'une partie de moi-même, entrevue par l'autre. La représentation de mon être est l'image que je donne aux autres, image, désirante de s'agrandir sur la scène des dires. Dans l'ordre de l'univers, le facteur temps disparaît, sous l'appel d'une écriture parallèle, ayant pour elle-même, la volonté de s'élever dans une parole d'éternité, traduisant, entre mes lignes, l'indicible jouissance plurielle de mon individualité littéraire à séduire mon autre imaginaire. Acteur et joueur, mon coeur dans son étrange ardeur, songe d'écrire avec le vent, refuse le mensonge, les stéréotypes, pour du plaisir du texte, jouir du sentiment |
Pèle mêle, mots jaillis de la source profonde de la signification, sèves jouissantes, gonflant les images trop sèches des déserts arides.
J'emboîte le mot à la marche du dire, par la coordination, trait d'union signalisant l'attache mécanique, je formule sur la représentation synthétique du discours.
Au couloir des mots, la sortie sans fin, un après l'autre, verbiage scolastique, les signes s'épuisent nus, l'un dans l'autre, on est, nu.
Imprévisible jouissance, ma pensée parle directement, sans travail, spontanément dans le verbalisme inachevé ou dans le désir d'être soi, libre dans l'imagination.
Être créateur non conforme, être joueur sans règles, être incompris sans retour, enfanter dans ma sueur, voler dans mon bonheur, mais ne pas m'arrêter d'écrire, car, sous le regard froid de l'examinateur, les mouches cupides de l'observatoire réinscriront mon histoire en de sordides couleurs. ______________________________________________________________ L'inspiration
La poésie pose, là, où la prose déshérite la consonance, L'amour brode les poèmes de son fil d'or, conducteur, Rien ne sert de dissimuler, la pluie effeuille les fleurs, Résonne dans un air dolent, le secret d'une confidence. Je trébuche sur mes vers comme un accord de principe, La rime n'est pas une fatalité, à chacune, sa chute, J'entends des voix dans mon cerveau, mais, chut ! Ce que j'ai aimé, je commence à le prendre en grippe. Que j'absorbe la douleur dans une médecine douce, Ou bien, la rejette dans un tournis de feuilles mortes Les sensations ne sont plus les mêmes, que m'importe, J'attends un signe, que l'amour vienne à ma rescousse.
Le sommeil étreint l'absence dans un drap de vigueur, Vision floue, au fur et à mesure, que je deviens vieux Imaginaire, offre-moi des images souriantes des cieux J'ai charmé mes yeux tristes au corps de ta splendeur. _____________________________________________________________________ L'oiseau rieur échappe aux fusils pointés des chasseurs, En marge de la vie, la voix chantante d'un autre ailleurs Invite le poète à roucouler sur l'air de vieux mensonges.
Vérités naïves, étoilées dans l'espace aménagé de la poésie, Exclamations rayonnantes au miroir déformé de lillusoire, L'idéal de beauté s'inspire de l'amour tel un désir dinfini, Que de poèmes mutilés pour une romance pleine despoir !
J'ai couché ma tête par terre et tourné mes yeux au plafond Hérésie dans ce que j'écris sur l'immatériel parfum de rose Il ne sent pas bon ! Ici, un ciel blanc de béton pour horizon, Je ne suis plus un enfant et la vie m'est devenue morose.
Au dernier étage de l'immeuble, une vielle femme pleure, L'ascenseur crado est resté bloqué dans la cage d'escalier, Une fumée suspecte parsème dans l'air d'étranges vapeurs, Je n'éprouve aucune nostalgie dans les lézardes de ce passé J'accompagne ces spectres avant que la mort ne me prenne. |
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