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 poésie de poèmes illustrés
 

La démocratie à force de se débattre dans d'éternels débats finit par se faire battre.

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Réveil!

L'histoire, l'héritage de violence

Poésie illustrée, textes d' Alain Meyer-Abbatucci, peintures de Carlotta Irma Preo. Symbiose de l'art et de l'amour, où la révolte et le désir se fondent dans l’alchimie du verbe.

poésie politique

Tchétchénie, le rideau sanglant estlevé!

Ruines et cadavres pour ton quotidien si triste,

Tchétchénie, ta liberté est fédérée par la Russie,

Le mur tombé de Berlin en espoir de démocratie,

N’est qu’un leurre pour Occidentaux affairistes.

--

Une nouvelle Palestine est née au régime de Poutine,
 
La révolte armée dans les larmes d’un juste courroux
Prolonge le drame humain jusqu’à l’opéra de Moscou,
 Le rideau se pourpre des effets mortels d’une toxine.
--
 Aux tchétchènes brandissant l’éventail d’un grand malheur,
 
Poutine devient l’acteur d’une folle comédie dramatique,
 Théâtre d’expérimentation d’un terrible gaz anesthésique,
Asphyxiés dans leur délivrance, nombre d’otages meurent.
-- 
Entends, peuple de Russie, le cri déchiré de la Tchétchénie,
 Prends ta faucille et coupe la nostalgie de l’ancien régime,
 Prends ton marteau et frappe sur l’enclume de la tyrannie,
Ne tue plus sur les champs d’une idéologie, truffée de mines.

Sauvons-nous !
Honte à celui qui a déposé Sur la grande table ronde,
 Un pain de haine immonde,
Et, cette faim qui gronde,
Nous poussant à tuer.
--
Sauvons-nous, puisque nous ne pouvons sauver le monde.
-- 
Un chasseur a pris pour cible
Ton cœur trop sensible
Qui, rêvait l’impossible.
--
Sauvons-nous, puisque nous ne pouvons sauver le monde.
-- 
La vie, un chapelet de souvenirs,
Égrenée, dans la ferveur de mourir,
Nous survivrons au-delà du désir.
--
Sauvons-nous, puisque nous ne pouvons sauver le monde.
Je te vois et nous nous perdons,
Je te trouve et nous nous aimons,
L’amour nous ouvre de nouveaux horizons.
-- 
Sauvons-nous, puisque nous ne pouvons sauver le monde.

Le 11 septembre 2001

 

 

Avions détournés sur les tours du World Trade Center,

Détruite, la symbolique de la haute puissance financière,

Débris épars d’une Amérique, face à sa politique étrangère,

La suprématie mondiale, un amas de cendres et de poussières.

--

New York traumatisé, pleure sa ville, Manathan, ses disparus,

Les ombres ailées des victimes rodent encore dans les avenues,

De ce nouvel Pearl Harbour, explosées, les gigantesques tours,

Le monde assiste, en spectateur muet, à l’horreur de ce jour.

--

Les morts pleuvent par les fenêtres, l’incendie est ravageur,

Les flammes propagent la fumée noire d’un grand malheur,

Ici, s’amoncellent ruines et cadavres, terrorisme sans cœur,

Attisant la guerre, haine vengeresse, en armes de rancœur.

--

Pour le terrorisme, les victimes sont loin d’être innocentes,

Mais coupables et complices du profit, pâture languissante

Des pays riches de promesses, colonisés dans cette offense,

Qui, n’ont plus que les larmes d’Allah pour unique défense.

--

Islam révolté, Ayatollahs manipulateurs, l’unité retrouvée,

Le pétrole s’enflamme en dollars, tension au Proche Orient,

La terre promise des juifs est un pays truffé de kamikazes,

Palestine occupée, antifada, la haine est le jouet des enfants.

--

Le ciel se moutonne de bombes, la guerre rugit en Afghanistan,

Pluie d’obus déversée sur le dur régime religieux des Talibans,

Oubliés, les alliés de la CIA, luttant contre l’union Soviétique,

Les frères sont restés musulmans, combattants de l’Amérique.

---

Kaboul délivrée, inch Allah, un voile de liberté pour la femme,

Seul, l’oléoduc se gaze du sang amer versé sur les montagnes,

Ben Laden orchestre l’explosion d’attentats des fous de l’islam,

Al-Quaïda, la nébuleuse, a armé la violence, la peur nous gagne.

Pour certain, la vie est un chewing gum,

qui, trop mâché, perd son goût de sucre.

poèmes politique

Métro

Wagons bondés d'un flot de marée humaine,hypnose des regards,

où l'oubli de la vision mélangé aux craintes du voisin fait du voyageur,

un rêveur emprisonné dans ces bolides d'acier.

Reflet de la misère sociale de ces visages angoissés,

sous le masque complice du silence,

le prochain arrêt sera la délivrance.

Le tsunami, le noël de l’horreur
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Alors, que, le soleil brillait et invitait le jour à danser sous sa lumière,
Le tsunami a frappé, engloutissant les espoirs de vie sur son chemin.
Nature à l’humeur vagabonde, la terre s’est énervée sous la mer,
Soulevant une grande vague meurtrière sur l'archipel Indonésien
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Fleuve de boue annonciateur de la plus grande catastrophe humanitaire,
 Brisant les familles, détruisant les espoirs, ne charriant que des cadavres,
 Surnagent les cris d’orphelins, accrochés aux branches et étages de l’enfer,
La vision d’un paradis touristique est devenue le décor d’une scène macabre.
-- 
Fragilité de l'existence, avec ce raz de marée, la capitale de Aceh a été dévastée,
 L’odeur de mort rôde dans les décombres des maisons détruites
Banda cherche ses disparus, tous les corps n’ont pas encore été exhumés,
Noël, au cadeau cruel, la douleur pleure dans le coeur des enfants en fuite.
--
Il sort, de ce désastre, un élan fraternel, la générosité internationale se mobilise,
 Pourquoi les pays de pauvreté, sont-ils toujours les victimes de toutes les misères ?
 Face aux catastrophes naturelles, dans un appel d’urgence, nous, voilà, solidaires,
Mais, face aux cataclysmes politiques, nous restons muets, l’enjeu change de mise.

Conscience tranquille



Poussières de sable, djellaba dressé au vent,
L’étranger s’avance, le désert conduit le silence,
Soudain, les rires d’un essaim d’enfants,
Terre brûlée où la nudité est innocence.

La marmite renversée pour quels yeux bénévoles ?
Déglutir la misère, un chien pelé appelle son maître,
L’humanité en proie à la violence et à la mendicité ?
Corruption des ventres creux, ainsi se répand la lèpre.

De nos certitudes hégémoniques, nous foulons le sol étranger,
Le bruit de nos pas soulève des nuages d’incompréhension ?
Des bouches affamées s’entrouvrent comme un ressort cassé
Et, nous n’avons pour réponse que gadget de consommation.

Dans la vallée du ciel, les nuages font front aux souvenirs,
L’averse passée, on essuie toutes les larmes inutiles,
Mais notre mémoire vacille sur un geste de repentir,
Si l’on avait donné pour avoir la conscience tranquille ?

 

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